Marie Nattier psy clinicienne

Marie Nattier est psychologue clinicienne et accompagne les hébergés de l’ADARS.

Quel est le rôle d’une psychologue à l’ADARS ?

Les psychologues du SIAO 115 sont au nombre de quatre pour le secteur de l’Oise, nous proposons une permanence gratuite à destination des accueillis le public reçu est un public en situation de précarité sociale avec des difficultés d’insertion qui bien souvent présentent des trou psychique et ou une souffrance psychologique.

Nous intervenons sur les hébergements d’urgence, les logements et certains accueils de jours à caractère social auprès d’un public dit AHI (Accueil Hébergement et Insertion) mais également DNA (Dispositif National d’Accueil) en faveur des demandeurs d’asile et des réfugiés sur le département. Nous sommes itinérants et nous nous déplaçons de structure en structure chez les différents partenaires du SIAO toute la semaine chaque psychologue travaille en moyenne sur 15 à 20 dispositifs. Chacune a un secteur bien défini. Une des psychologues travaille spécifiquement auprès des personnes en demande d’asile sur des CADA (Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile) ou des UDA (Hébergement pour Demandeurs d’Asile). Chacune d’entre nous travaille en lien avec avec des équipes sur place qui sont composé de travailleurs sociaux et parfois de bénévoles. D’ailleurs nous pouvons soutenir les équipes et organiser localement des groupes d’analyse des pratiques afin d’accompagner les équipes à y voir plus clair et de les aider à prendre du recul sur des situations parfois complexes.

Quels sont les différents types d’accompagnements ?

Concernant le public dans nos missions plus générales nous proposons un temps d’accueil de la personne dans sa dimension humaine. Nous lui proposons un temps d’écoute et de ré-élaboration de ses difficultés afin de l’aider à relancer une pensée parfois à l’arrêt. Nos accompagnements peuvent prendre différentes formes des entretiens individuels ou des temps de groupe, de parole, des ateliers autour de l’art, du conte, du théâtre ou encore de l’écriture. Les problématiques des personnes que nous rencontrons sont multiples à l’image de la multiplicité des dispositifs sur lequel nous intervenons. Nous rencontrons par exemple des femmes victimes de violence, des personnes sans domicile fixe qui ont perdu leur logement à la suite d’un divorce d’un décès qui subissent un deuil et qui sont en perte de lien social. Nous rencontrons également des grands marginaux, des personnes concernées par des problématique d’addiction, au jeux, à l’alcool ou d’autres consommations, des personnes avec un handicap ou des difficultés d’autonomie, des personnes sorties d’incarcération en perte totale de repères, ou encore d’autres personnes avec un parcours migratoire des familles en demande d’asile ou avec un titre de séjour.

Quels seraient le point commun de ces accompagnés ?

Leur point commun elles sont souvent en rupture de lien social et donc en perte de repère et fragilisé.

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